Trois propositions de loi, sur l'interdiction de vente de téléphones portables aux très jeunes enfants, sur les maladies rares et la pollution due aux canettes en outre-mer, ont été retenues pour être discutées lors du 14ème Parlement des enfants, samedi à l'Assemblée.
La première proposition, présentée par une classe de Dijon, vise à interdire la vente de téléphones portables simplifiés destinés aux enfants de 4 à 10 ans et à informer les consommateurs des risques liés à l'utilisation de portables par les plus jeunes.
La deuxième proposition, écrite par des élèves de Toulon, vise à garantir l'accès aux soins aux personnes atteintes de maladies rares.
La troisième, présentée par une classe de Mayotte, entend lutter contre la pollution due aux canettes en aluminium en outre-mer, en rendant leur consigne obligatoire.
Les trois textes seront discutés puis soumis au vote des 577 enfants, un par circonscription législative, qui siègeront samedi dans l'hémicycle du Palais-Bourbon sous la présidence du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.
Un texte voté peut ensuite connaître un parcours parlementaire classique pour devenir une vraie loi. Quatre textes, depuis le premier Parlement des enfants en 1994, sont ainsi devenus des lois.
A l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, le 1er juillet, le bureau de l'Assemblée a cette année invité un élève de chacun des 26 pays membres de l'UE.