Nous avons interrogé ce matin (voir les vidéos ci-dessous) le professeur émérite André Vander Vorst, promoteur de Dirk Adang. Celui-ci précise que cette étude a la brillante qualité d'avoir été effectuée sur le long terme (21 mois d'exposition) et avec des niveaux d'exposition faible. Bref, des conditions plus proches de ce que peuvent vivre les humains avec GSM et Wi-Fi. Mais le professeur répète: "C'est une étude scientifique sur un animal. On est à un bout de l'échelle. Et on est très très loin de l'autre bout de l'échelle c'est-à-dire l'homme".
Cependant, les résultats font froid dans le dos. Et le professeur lui-même a reconnu dans son interview qu'il avait dû s'asseoir quand il avait vu le taux de mortalité des rats soumis aux ondes GSM: "C'est un résultat statistiquement significatif. C'est quand même très élevé. C'est pas 20% , c'est un doublement!"
Quelles sont les causes de cette mortalité élevée? Deux familles de raison pour le professeur: les maladies d'une part et un vieillissement prématuré d'autre part.
Dans tous les cas, ces nouveaux résultats devraient appeler l'homme à la prudence. Au moins jusqu'à ce qu'on dispose de chiffres. Mais cela ne devrait pas survenir avant 2015, date préconisée par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) pour estimer complètement l'impact sur l'homme. OK, mais en attendant? Eh bien en attendant "on manque grandement de prudence, on soumet les populations de façon croissante à l'exposition aux ondes electromagnétiques. On fait ça de façon inconsidérée. En pratique on en est à se dire qu'on va attendre si quelque chose se produit ou pas" déplore le professeur. Super...
L'Organisation mondiale de la santé recommande d'attendre 2015 pour estimer complètement l'impact des mêmes ondes sur l'homme.