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DANGER du PORTABLE et des ANTENNES RELAIS - RISQUES pour la SANTE du TELEPHONE PORTABLE, WIFI, WIMAX, SANS FIL DECT, BLUETOOTH . . .


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Les dangers du téléphone portable pour la santé proviennent de l'exposition aux micro-ondes pulsées en extrêmement basses fréquences. Pour vous en protéger, utilisez-vous une oreillette (filaire) et/ou le haut parleur de votre téléphone portable ?


Quelques vidéos sur l'expertise des risques et des dangers de la téléphonie mobile pour la santé :

France2 - Envoyé spécial : 'Les GSM' - 21/10/1999

France 2 : Envoyé spécial du 21/10/99 - Extrait vidéo + transcription écrite d'extraits + extrait audio.

NB : il s'agit d'extraits que nous avons pu retrouver. Nous sommes demandeurs du document vidéo intégral. Merci d'avance aux contributeurs.



1. Extrait sur les expériences du Pr Bastide : mortalité des oeufs de poules exposées aux micro-ondes et aux basses fréquences d'un téléphone portable

France2 - Envoyé spécial : 'Les GSM' - 21/10/1999


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2. Transcription du reportage

INTRODUCTION de présentation du reportage:
14 millions d'utilisateurs en France, 300 millions à travers la planète.
Le portable est-il dangereux pour la santé ?
Une grande enquête, sur les derniers travaux scientifiques.

Pr Madeleine Bastide - laboratoire d'immunologie et de parasitologie Université de Montpellier I : Les lésions éventuelles, sont certainement proportionnelles à l'intensité d'utilisation, ça dépend aussi de l'état du sujet, de sa sensibilité, des autres agressions, de son état immunitaire, etc... C'est donc très multifactoriel, mais dire qu'il n'y a aucune incidence sur la santé, je pense qu'on ne peut pas le dire au vu de ces résultats là.

le jounaliste : On peut même dire l'inverse.

Pr Madeleine Bastide : On peut même dire l'inverse.
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Le présentateur Bernard Benyamin :
Plus d'un français sur 4 possède aujourd'hui, un téléphone portable.
Or cela fait des mois que régulièrement, des rumeurs circulent sur la nocivité de ces appareils; tumeurs au cerveau, oedème, leucémie, perte de mémoire, ou simplement migraine. Les hypothèses sont nombreuses, mais toute mettent en avant, un certain type de rayonnement, le même que les fours à micro-ondes, mais à une puissance inférieure, fort heureusement. Nous avons donc décidé d'en avoir le coeur net. Une équipe d'Envoyé Spécial s'est rendue en Grande Bretagne, aux Etats-Unis, en Suède. Elle a rencontré les plus grands scientifiques qui étudient ce phénomène. Voici ses conclusions sur le mystère du portable, une enquête signée Olivier Galzy, et Philippe Jasselin.

REPORTAGE :
300 millions d'abonnées dans le monde et une question, le téléphone portable est-il dangereux pour la santé. Pour répondre à cette interrogation, nous avons rencontré les constructeurs.

Motorola :
Nos recherches chez Motorola n'ont rien trouvé qui permettent de dire qui puisse y avoir un risque avec les téléphones portables, ou avec tout autre appareil radio de ce type.
Pour les fabricants le sujet est sensible.

René Mesley Directeur Général Ericsson France :
Sur ce sujet là on est extrêmement encadré par la Suède, très encadré. La Suède nous dit voilà ce que vous pouvez dire, et ce que vous ne pouvez pas dire. D'abord par ce qu'on ne sait pas. Personne ne sait rien sur ce sujet là.
Notre enquête, nous a mené dans les laboratoires du monde entier.
Aux Etats-Unis et en France, en suède, en Grande Bretagne.
Tant que nous n'aurons pas des résultats définitifs, sur des études plus étendues, nous devrions réduire l'utilisation des portables, pour ne pas s'exposer à leurs ondes.
Bernard Veyret, CNRS:
Le risque sanitaire n'a pas été démontré, donc il est pour l'instant nul, jusqu'à preuve du contraire. Il y a beaucoup d'étude en cours qui pourrait faire changer d'avis, mais pour l'instant il est nul. Donc s'il est nul, il n'y pas de précaution à prendre.

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Pr Madeleine Bastide : Dire qu'il n'y a aucune incidence sur la santé, je pense qu'on ne peut pas dire au vu de ces résultats là.

le jounaliste : On peut même dire l'inverse.

Pr Madeleine Bastide : On peut même dire l'inverse

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LES RISQUES DU PORTABLES.

le jounaliste : Steeve Corné est ingénieur mobile à la retraite. Pas parce qu'il est trop vieux, non, mais parce qu'il a développé une étrange maladie, qui affecte sa mémoire et son élocution.

Steeve Corné :
Je peux encore me souvenir de certaines petites choses qui se sont déroulés ces trois dernières années. Mais très peu, c'est comme dans du brouillard, vous voyez c'est comme si çà s'est passé il y a 20 ou 30 ans.

le jounaliste : Steeve était ce qu'on pourrait appeler un accro du portable. Il faut dire qu'il en avait fait son métier. Chez British Telecom il était chargé d'analyser tous les mobiles disponibles sur le marché.

Steeve Corné :
On restait parfois jusqu'à 5 heures d'affilées au téléphone. On changeait simplement les batteries. Pendant que j'était au téléphone, j'avais l'impression d'avoir un serre tête en acier, et plus je restais au téléphone plus je sentais, qu'il se resserrait.
Et puis un jour la vie de Steeve a basculé. Il s'en est aperçu en s'arrêtant dans une station service.

Steeve Corné: Quand je suis sorti de la station service, je ne retrouvais plus ma voiture British Telecom. J'étais ...

le jounaliste : C'était la voiture de société que vous veniez juste de garer.

Steeve Corné : Oui, je ne la retrouvais plus. J'étais complètement paniqué parce que mon beeper, mon téléphone n'arrêtait pas de sonner. En fait, ce qui s'est passé, c'est que j'étais en train de chercher ma vieille voiture jaune de British Telecom, celle que j'avais il y a quelques années, au lieu de chercher ma nouvelle Fiesta grise.

Steeve consulte alors son médecin. Au début celui-ci pense alors à une dépression. Mais ensuite il change d'avis. Dans une lettre envoyé à l'employeur de Steeve, voici ce que le médecin écrit: "J'ai peur d'avoir découvert la possibilité d'une radiation aux micro-ondes dû à l'utilisation excessive de ses deux téléphones portables."

Certains jours Steeve oublie même qu'il a un bébé. Par manque de preuve scientifique il n'a pas pu poursuivre son employeur. Mais son histoire, avec des dizaines d'autres, fait parti désormais de ce que l'on appel outre Manche, le mystère du portable.

En Angleterre comme en France, le portable se porte bien. Une personne sur quatre en possède un, et le marché explose. Les fabricants visaient d'abord les cadres, ils partent maintenant à la pêche aux gros. 10 milliards de francs de vente l'an dernier dans l'hexagone, et le rythme ne semble pas devoir se ralentir. Pourtant de récentes recherches scientifiques viennent de relancer le débat sur la nocivité possible du portable. Un nuage sur ce marché juteux, les fabricants, affirment que non.

Peter Harisson porte-parole de Nokia :
Si on se base sur les connaissances scientifiques à la date d'aujourd'hui, il n'est pas prouvé que le mobile est dangereux pour la santé.

le jounaliste : Donc en qui vous concerne les portables sont sans danger.

Peter Harisson :
C'est ce que pense le milieu scientifique dans son ensemble, oui.

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Pr Henry Lai, Université de Washington Seattle : Je ne veux pas être du tout d'accord avec ce que l'on dit aux consommateurs. Il y a un problème et ce n'est probablement pas sans danger.

Le Pr Henry Lai est un expert reconnu dans le monde entier, pour son travail sur les radiations micro-ondes. En 1993 il a mené pour le compte du gouvernement américain une étude sur les rats. Deux heures par jour les animaux ont été soumis à des radiations, d'une puissance inférieure à celles émises par le téléphone portable. Le résultat fut surprenant. L'ADN des rats exposés semblait se morceler.

Pr Henry Lai : La première chose qui me soit venu à l'esprit, c'est que cela ne pouvait être vrai. Nous avons vérifié en faisant très attention à ce que nous faisions. Et ensuite bien sûr nous avons fait encore plus d'expériences afin d'avoir la confirmation de ce que nous avions observé.
C'est une grande découverte, mais il y a autre chose.
Le problème c'est que les conséquences d'une ADN cassée, sont dramatiques. S'il y a trop de dégâts, une cellule abîmée peut devenir cancérigène.

Immédiatement, les fabricants de téléphones ont contesté les résultats de Pr Lai. Dans un courrier interne la firme Motorola évoquait même sa stratégie de défense et concluait satisfaite.
"Je pense que nous avons suffisamment torpillé l'affaire Shing/Lai."
Ainsi Henry Lai a dû attendre cinq ans avant de recevoir de nouveaux fonds, pour recommencer des travaux.


Pr Henry Lai : Si l'industrie du téléphone mobile avait vu les choses différemment, au lieu de contredire nos découvertes, et bien aujourd'hui, on saurait quels conseils donner aux utilisateurs de portable. On pourrait peut-être leur dire, comment et combien de temps ils peuvent utiliser leur téléphone. Au lieu de çà on a perdu tout ce temps, pour rien.
L'affaire pourtant était lancée et dès lors, plusieurs laboratoires du monde entier ont entamé des recherches. La première d'entre elle, nous mène en Suède. Les cobayes ici sont des hommes, 200 utilisateurs de portables, tous atteints de tumeurs au cerveau. En analysant les résultats, le Dr Hardell n'a pas trouvé de lien entre le cancer et l'utilisation du portable, sauf, pour les cas de tumeurs localisées dans la partie du cerveau la plus proche de l'antenne. A cet endroit là, le risque de tumeur est multiplié par 2,5 du côté de la tête où le téléphone est utilisé.

Dr Lennart Hardell : J'ai été vraiment surpris des résultats car les micro-ondes ne sont pas reconnus comme étant cancérigène pour l'homme.

le jounaliste : Votre découverte, permettrait-elle d'affirmer que les radiations micro-ondes peuvent provoquer le cancer?

Dr Lennart Hardell : Nos résultats n'ont pas de valeur statistique significative, et l'on peut dire que les chiffres sont plutôt bas. Mais il y a un signe biologique qui nous indique, que nous avons là un problème, qui mérite d'être approfondi, puisque nous avons trouvé une augmentation des risques, à l'endroit où les micro-ondes sont absorbées par le cerveau.

Le plus grand constructeur suédois de portables Ericsson, a suivi avec attention les travaux du Pr Hardell. La compagnie affirme qu'elle a le plus grand respect pour ce scientifique. Mais pour autant, elle n'est pas d'accord avec ses résultats.

Bo Altberson porte-parole Ericsson : Si vous reprenez les articles du Dr Hardell, il dit qu'il ne trouve aucune relation de cause à effet entre le portable et les cancers. Toutefois, il y aurait un facteur d'augmentation de risque dans certains endroits en utilisant certains appareils.

Dr Lennart Hardell : Je pense que nous avons là des éléments importants, et en tant que fabricant, je serais inquiet. Je demanderai plus de recherche, des recherches qui devraient être entreprises au plus tôt car beaucoup de gens sont en contact avec les micro-ondes des téléphones portables.

Il est vrai que l'échantillon du Pr Hardell n'est pas suffisamment grand pour en tirer des conclusions statistiques, affaire à suivre.
Pour mieux comprendre les effets possibles du téléphone portable sur notre santé, il faut en saisir le fonctionnement. Un mobile, c'est une boite bourrée d'électronique, qui au niveau de son antenne, émet et reçoit des ondes à très haute fréquence, dites micro-ondes. Comme dans un four à micro-ondes classique, leur énergie peut au-delà d'une certaine puissance, se transformer en chaleur. La question est alors la suivante, le téléphone peut-il griller les cellules de notre cerveau, comme un four pourrait le faire.
Pour répondre à cette question, des organismes comme ici en Angleterre, le conseil national de radioprotection (National Radiological Protection Board), ont analysé les effets thermiques des ondes sur nos cellules, ils en ont déduit une réglementation.

Dr John Stather, comité national de protection radiologique, Grande Bretagne :
Les normes sont basées sur l'effet de chaleur, celles que provoquent les ondes radio sur les tissus humains. Et donc nous avons des règles de mesure pour vérifier en ce sens, que le téléphone portable n'est pas dangereux pour la santé.
Ainsi, même le plus puissant des téléphones mobiles émet à une intensité 500 fois inférieure aux normes autorisées. Problème : et si l'effet thermique n'était pas le seul danger du téléphone, et si les normes internationales ne prenaient en compte qu'une partie du problème.

Pr Gérard Hyland, Université de Warwick, Grande Bretagne : Les fabricants respectent les normes autorisées, il n'y a pas de problème avec çà. Le problème c'est que la réglementation ne prend en compte qu'un aspect de la question, c'est l'effet thermique. Or l'effet thermique des micro-ondes n'est pas spécifique aux être vivants. Vous savez que vous pouvez réchauffer un morceau de viande morte dans un micro-onde, çà fonctionnera. Ce qui est spécifique aux vivants et en particulier à nous les humains, c'est notre capacité à répondre aux informations contenues dans le signal micro-onde, à la fréquence, à la cohérence des ondes reçus. Donc les normes en vigueur ne prennent pas en compte la chose la plus importante. C'est que là, on parle de sujets irradiés, qui sont vivant.

Ainsi selon le Pr Hyland, le problème ne se poserait pas tant en terme d'intensité, mais en terme d'interférence entre les ondes de notre propre cerveau, et les ondes émises par le téléphone.

Pr Gérard Hyland, Université de Warwick, Grande Bretagne : On sait aujourd'hui que des crises d'épilepsie peuvent être induites par un flash émettant à une certaine fréquence. Ce n'est pas la luminosité de la lumière qui entre en ligne de compte, bien qu'elle doive être visible, mais c'est la régularité du flash, a une fréquence que le cerveau reconnaît, et à laquelle il répond de façon négative, par des crises. Donc le rapport avec le téléphone GSM, c'est qu'il envoie des flash de façon identique, mais pas des flash de lumière visible, non, des flash de micro-ondes invisibles, à une vitesse de 217 impulsions par seconde. Alors comme on ne peut pas le voir avec nos yeux, on utilise le détecteur électronique. Et donc le problème, c'est que ces flash sont modulés en très basse fréquence, à un niveau que le cerveau reconnaît, parce que cela correspond à ce que l'on appel les ondes alpha du cerveau. Or maintenant vous vous souvenez que si vous êtes dans un hôpital ou dans un avion, on vous demande d'éteindre votre portable, parce qu'il peut interférer avec les équipements électroniques. Et bien je suis sûr que nous serons tous d'accord pour admettre que notre cerveau est bien plus sensible, qu'un système électronique, et donc l'exposé à ces radiations, aussi près que cela, ne peut qu'induire des effets négatifs.

Notre cerveau fonctionnerait donc, comme un ordinateur de bord, perturbé par les très basses fréquences du téléphone. Mais cette hypothèse ne trouve guère d'échos chez les constructeurs. Retour en France à Bordeaux (ENSCPB). Dans ce laboratoire du CNRS, chercheurs et industriels de la téléphonie mobile travaillent main dans la main. Ils mènent des expériences sur les effets des micro-ondes.

le jounaliste : Alors qu'est-ce que l'on démontre là avec cette expérience ?

Rachid Anane, chercheur au CNRS de Bordeaux : Nous sommes en train d'étudier actuellement donc l'effet des micro-ondes sur un animal atteint de sclérose en plaque. Donc les animaux sont exposés pendant 12 heures par jour, pendant 21 jours, dans une fusée avec une exposition avec une exposition en clé de sol, donc vous avez ici cette boucle qui permet d'émettre des micro-ondes au niveau de la tête des animaux.
Les expériences ici sont commandités par des grands groupes, comme Bouygue ou France Télécom. Problème, elles ne prennent pas en compte les très basses fréquences émises par les téléphones portables.

Bernard Veyret, CNRS de Bordeaux : Les radiotéléphones ont été fabriqués pour émettre des radiofréquences et non pas les très basses fréquences, qui sont simplement un sous-produit donc de leur fonctionnement interne.

le jounaliste : Mais le fait est qu'ils en émettent et que des expériences comme celle-ci par exemple ne les prennent pas en compte, est-ce que vous pensez que l'on peut passé à côté de quelque chose ?

Bernard Veyret : Très bien, si les effets éventuels sont dus aux très basses fréquences, on ne les verra pas ici, mais on peut concevoir d'en faire d'autres, pour étudier séparément, les effets des très basses fréquences.

Cette autre expérience que les fabricants n'ont pas prévu, un laboratoire l'a pourtant déjà faite. Nous sommes à l'université de Montpellier, dans le service du Pr Bastide. Ici les organismes vivants étudiés, sont des embryons de poulet. Ils ont été soumis aux radiations d'un téléphone portable, en communication permanente, 24/24 h, et ceux, pendant toute la durée de la vie embryonnaire, 23 jours. Les résultats sont éloquents.

Le chercheur : Ce sont des embryons de poulet, conservés dans un fixateur, après exposition au téléphone portable, et décédés entre 3 et 15 jours de vie embryonnaire.

le jounaliste : Comment on peut être sûr qu'ils sont morts à cause du téléphone portable.

Le chercheur : Tout simplement parce que, le taux de mortalité dans le lot exposé, est de 60 %, est 6 fois supérieur, à celui obtenu dans le lot non exposé qui est de 10%.
Ainsi, 6 embryons sur 10 sont morts après avoir été exposés au portable.

Dans une deuxième phase de l'expérience, les chercheurs, ont installé une grille, qui arrête les micro-ondes, et ne laisse passer que les très basses fréquences. Le but mesurer l'effet de ces fréquences, dont on a toujours pensé jusqu'à présent qu'elles étaient inoffensives, parce que de très faible intensité. Les résultats surprennent. Le taux de mortalité des embryons soumis à ces seuls très basses fréquences, montent à 75 %, les 3/4 des embryons exposés.

Pr Madeleine Bastide : Voici le dispositif, le téléphone est donc au-dessus des oeufs. Les oeufs qui vont mourir vont être identifiés par des carrés noirs. Ceux-ci c'est le groupe qui n'est pas exposé au téléphone. Ici vous voyez que les petits carrés noirs sont principalement dans la zone de l'antenne, et correspondent aux embryons qui sont morts après exposition au téléphone.

le jounaliste : Donc ce que cela prouve concrètement, c'est qu'il y a bien un effet sur l'organisme vivant, dû téléphone.

Pr Madeleine Bastide : Absolument, il faut certainement dire que les embryons de poulet sont particulièrement sensibles, que nous sommes dans une utilisation vraiment intense d'utilisation du téléphone, mais il y a bien un effet biologique qui va jusqu'à la mort des embryons.

Le Pr Bastide a renouvelé le même type d'expérience mais cette fois sur des souris. Elles ont été exposées au téléphone, en continu par périodes de 15 jours. Certains lots étaient directement irradiés, d'autres, grâce au filtre à micro-ondes, n'ont été exposés qu'aux très basses fréquences.
Les chercheurs ont voulu mesurer l'effet du portable sur les hormones, en particulier, l'ACTH et la corticostérone, deux hormones qui régulent le stress. En avant première, pour Envoyé Spécial, nous nous sommes procurés les résultats préliminaires, de ces recherches. Ils indiquent, que l'exposition aux téléphones portables, induit une diminution significative de ces taux d'hormones, diminution qui peut aller jusqu'à 60% pour les taux d'ACTH exposés aux seuls très basses fréquences. La conclusion est la suivante:
Les émissions électromagnétiques du téléphone cellulaire, induisent un dysfonctionnement du système principal de régulation du stress.

le jounaliste : Ce que montre votre expérience est assez inquiétant, est-ce qu'ont doit avoir peur d'utiliser son portable ?

Pr Madeleine Bastide : Je vous ai expliqué que nous étions dans une situation extrême. On ne peut pas à partir de là, analyser très exactement toutes les incidences, sur l'organisme et sur l'utilisateur. Il y a une chose qui est certainement vrai, les lésions éventuelles sont certainement proportionnelles à l'intensité d'utilisation, ça dépend aussi de l'état du sujet, de sa sensibilité, des autres agressions, de son état immunitaire, etc... Donc c'est très multifactoriel, mais dire qu'il n'y a aucune incidence sur la santé, je pense qu'on ne peut pas le dire au vu de ces résultats là.

le jounaliste : On peut bien dire l'inverse

Pr Madeleine Bastide : On peut bien dire l'inverse.

Autre lieu, autre expérience, cette fois les cobayes sont humains. Nous sommes en Angleterre, 36 étudiants de l'université de Bristol, ont passé une série de tests, basés sur la mémoire, et sur l'espace. Les tests, ont ensuite été recommencés, avec un portable attaché sur la tête.
Constat : les temps de réaction dans les réponses, étaient plus lents.

Dr Alan Preece, Université de Bristol Grande Bretagne : Ce que nous avons découvert c'était un changement dans leurs capacités à faire des choix. Cette exercice nécessite l'utilisation du cortex visuel ainsi que des centres nerveux de la parole, dans la partie du cerveau qui se trouve là, derrière la tête juste au dessus de l'oreille. Ceci est arrivé alors que nous avions le maximum de radiation, à la base de l'antenne.

En fait la découverte du Dr Preece montre que le téléphone portable intervient dans le fonctionnement du cerveau humain. Une interférence que l'effet thermique des micro-ondes ne peut expliquer à lui seul.

Dr Alan Preece : Et bien si ce n'est pas un effet thermique, alors des quantités répétées dans la tête pourraient entraîner des changements à long terme. Ce n'est pas une très bonne chose, parce que cela induit une modification permanente dans les tissus qui les rendrait moins réactifs.

Cette découverte évidemment dérange les fabricants. Car aujourd'hui seul l'effet thermique des portables est analysé et réglementé. Alors pourrait-il y avoir autre chose qu'un effet thermique ?

Peter Harisson porte-parole Nokia : C'est possible, pour le moment il a déjà trouvé quelque chose, mais on doit continuer les recherches.

le jounaliste : Donc on ne sait pas ?

Peter Harisson porte-parole Nokia : Au moment où je vous parle et pour cette étude là non. Mais il y a eu des tas d'autres études et les effets ont été négatifs. Alors celle-ci n'est qu'une de plus qui viendra s'jouter à notre base de données.

Interrogé sur les résultats du Dr Bastide et du Pr Preece, un autre constructeur a accepté de nous répondre.

René Mesley Directeur Général Ericsson France : Je dirai que les constructeurs continuent à approfondir leurs études et à tenir compte des études qui sont faites par des organismes officiels.

le jounaliste : Cela veut dire que l'on peut arriver un jour à une conclusion de la part de tous les constructeurs que effectivement cela peut être dangereux le téléphone ?

René Mesley Directeur Général Ericsson France : Je ne peux pas répondre à cette question, je n'en sais rien. Je ne peux vous répondre qu'on ne sait rien. Alors je n'ai pas envie de répondre j'en sais rien, car j'en sais rien, c'est semer le doute dans l'esprit des personnes. Je ne peux pas répondre à cette question.

le jounaliste : Mais c'est vrai que ça sème le doute si vous n'en savez rien.

René Mesley Directeur Général Ericsson France : Mais parce que c'est officiel, personne n'en sait rien, personne ne sait, parce qu'il n'y a pas assez d'historique.

Réponse honnête mais inquiétante, qui en dit long sur les incertitudes concernant le téléphone portable. Récemment les représentants de l'industrie du portable se sont rencontrés outre Atlantique. L'objet, examiner avec les autorités sanitaires avec les résultats des recherches suédoises. Mais aussi, évoquer de nouveaux travaux américains, non encore publiés, qui sont arrivés aux mêmes conclusions.
Parallèlement l'industrie du portable a développé elle-même son propre programme. Il y a quelques années le Dr Carlo a reçu des constructeurs 150 millions de francs, pour étudier les effets possibles du mobile. Aujourd'hui, il nous livre ses premiers résultats.

Dr George Carlo, responsable de recherches (projet WTR) : Nous avons des preuves de destructions génétiques dans les expérience, où l'on a employé du sang humain. Nous avons des preuves sur la possibilité de l'augmentation des risques de tumeurs. La science d'aujourd'hui nous montre que tout cela n'est pas blanc ou noir. Nous sommes plutôt dans le brouillard. Ce qui nous laisse penser qu'il peut y avoir un problème, c'est qu'il faut s'y pencher très sérieusement. Nous devons être très très prudent.

L'inquiétant dans ces propos c'est qu'ils émanent du chercheur désigné par les fabricants eux- mêmes. Le Dr Carlo affirme que les consommateurs doivent être informés de ces dernières découvertes. L'industrie du portable est mal à l'aise.

Peter Harisson porte parole Nokia : Certaines études ont démontré qu'il y avait des problèmes patents. Mais il y en a eu des centaine d'autres où les résultats étaient négatifs. Et lorsque nous regardons la science, nous devons regarder l'ensemble de la science. Et la science nous a démontré depuis des décennies qu'il n'y avait pas de risques concluant avec les téléphones portables.

le jounaliste : Donc en ce qui vous concerne, il n'y a pas de problème ?!

Peter Harisson porte parole Nokia : Du point de vu scientifique il n'y a pas de problème.

le jounaliste : Quand les fabricants nous affirment il n'y a pas de problème, est-ce que c'est juste ?

Dr George Carlo, responsable du projet WTR : A ce stade je pense que c'est irresponsable de dire cela. Nous avons des résultats ici qui nous montre clairement le contraire.

Le portable a envahi nos rues, notre vie. Il est entré dans nos habitudes de consommation. Alors que faire, que faire face à ces nouveaux doutes ? Faut-il attendre la grande étude, qui répondra à toute nos questions, faut-il se débarrasser de son téléphone ou apprendre à l'utiliser ?

Pr Gérard Hyland Université de Warwick Grande Bretagne : Cela ne sert à rien d'écouter les fabricants nous dire il faut attendre l'étude définitive qui va mesurer exactement les effets sur la santé, car en principe, cette étude ne peut pas exister, parce que chaque personne a sa propre façon de réagir. Ce que votre organisme peut tolérer, il se peut que le mien ne le tolère pas, et donc c'est à chacun d'entre nous d'exercer sa propre sensibilité face au problème.

Pr Madeleine Bastide laboratoire d'immunologie : Je crois qu'on ne peut pas aller dans le sens inverse de l'histoire. On n'arrivera pas à empêcher l'utilisation des téléphones. La chose que l'on peut au moins suggérer, c'est d'utiliser de façon raisonnable les téléphones, d'éviter de les porter, il faut savoir qu'un téléphone qui est en stand-by, émet et reçoit sans arrêt, donc il est potentiellement nocif, donc éviter de le porter sur soi, limiter les communications, ce sont des questions de bon sens.

Des conseils que refusent les constructeurs, car les admettre, c'est admettre le problème. Pour eux, il faut attendre les résultats d'une vaste étude épidémiologiques qui vient d'être lancée. Mais les premières données ne nous parviendront pas avant plusieurs années. En 2003 peut être, vous serez alors plus de 530 millions d'abonnés dans le monde.


Reportage réalisé par Olivier Gazi, Philippre Jasselin, Michel Kisteter, Anne Rouet - France 2.
Paul Kenyonn, Neil Higginson, Simon Parmenter, Nick Campa - BBC.
pour Envoyé Spécial, pour France 2.

Le présentateur Bernard Benyamin : Olivier Gazi bonsoir, pour bien comprendre ce qui se passe aujourd'hui, il faut peut être revenir sur ce que représente le marché du portable aujourd'hui dans le monde.

Olivier Gazi : Oui effectivement le marche du portable est en train littéralement d'exploser, quelques chiffres pour comprendre, au début de l'année en France, un français sur cinq possédait son téléphone portable, cela concerne aujourd'hui un sur quatre et avant la fin de l'année vraisemblablement un français sur trois, aura son téléphone mobile. La progression est la même au niveau mondiale, plus de 300 millions d'utilisateurs aujourd'hui sur la planète, plus d'un demi milliard dans trois ans, donc véritablement des chiffres qui montrent une dynamique et une progression économique, qui fait que bien sûr aucun fabricant n'a envie d'enrayer cette progression.

Le présentateur : D'où l'intérêt des constructeurs sur ce problème, qui ont eux-mêmes financé, lancé des programmes de recherche.

Olivier Gazi : Oui, absolument, le problème, c'est que ces recherches sont orientées ou oubliées. Un exemple aujourd'hui, la totalité des recherches faites par les fabricants ou lancées par les fabricants, portent sur les très hautes fréquences, il n'y en a aucune qui recherchent du côté des très basses fréquences, dont on a vu pourtant que c'était une piste peut-être intéressante. Donc, ce qui est certain, c'est que, en recherche scientifique, on ne trouve que ce qu'on cherche, et il est plus facile de ne rien trouver, que de trouver quelque chose. Cela ne veut pas dire bien sûr que les fabricants ne trouvent rien, pour preuve, les études du Dr Carlo, il faut quand même comprendre que cet homme a eu 150 millions de francs de la part des fabricants pour répondre à une question, oui ou non le téléphone portable peut-il présenter un danger pour la santé? Aujourd'hui cet homme a dépensé son argent, il leur donne la réponse, il dit clairement OUI, et les fabricants qui ont financé cette étude semblent ne pas s'y intéresser, en tout cas ne communique pas dessus outre mesure.

Le présentateur : Olivier, est-ce que les portables ne posent pas le problème on va dire plus général de la pollution électromagnétique ?

Olivier Gazi : Oui absolument le portable n'est pas le seul appareil à dégager un champ électromagnétique c'est le cas dans une moindre mesure, des ordinateurs, ou des téléviseurs par exemple. Mais il y a surtout aujourd'hui dans ce vaste problème dont vous parlez de ce qui a été dit de la pollution électromagnétique, le problème des antennes relais. Vous savez ce sont ces antennes que l'on installe un peu partout sur le territoire pour avoir une bonne réception des téléphones portables justement. Vous pouvez très bien en avoir une sur votre immeuble ou dans votre voisinage sans le savoir, et bien ces antennes aujourd'hui, il faut le savoir dégagent un champ électromagnétique, d'une intensité 100 fois supérieure à celui du téléphone. Donc çà pose un véritable problème. En Grande Bretagne le législateur a décidé qu'on ne pourrait pas ériger ces antennes dans un périmètre inférieur à 500 mètres autour d'une habitation. En France nous n'avons pas une telle loi, et d'une façon générale, l'Europe aujourd'hui, n'a pas totalement pris la mesure de ce vaste problème, qui est celui de la pollution électromagnétique.

Le présentateur : Et qu'est-ce qu'on fait avec tout çà alors maintenant ?

Olivier Gazi : Alors bien sûr il ne faut pas paniquer, il n'y a pas lieu, il ne faut pas non plus jeter son téléphone portable. Je crois comme le disait Mme Bastide dans le reportage, il faut en avoir une utilisation raisonnée. Ce qui est clair aujourd'hui, c'est que les effets biologiques quand ils apparaissent, apparaissent, sur la longueur, c'est à dire avec l'intensité d'utilisation. Donc peut-être téléphonez un petit peu moins, peut-être aussi ne pas porter en permanence sur soi sont téléphone, utilisez ce que l'on appel un kit main libre qui permet de tenir l'antenne à distance, puisque c'est de l'antenne que se dégage le champ électromagnétique, ne pas téléphoner dans un lieu clos , une voiture, ou une salle fermée, qui emprisonne les ondes. Ce sont grosso-modo tous les conseils de bon sens que nous ont donné les chercheurs, quand on leur a posé les questions, jusqu'à ce que bien sûr la science nous en dise plus.

Le présentateur : Vous avez un portable Olivier ?

Olivier Gazi : Non

Le présentateur : Vous vous en tirez bien, merci.


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3. Extrait audio (CI-DESSOUS) de ce reportage (merci à Next-Up pour ce document).
NB : George Carlo, qui, mandaté par les industriels pour une mission de recherche révélait ses premiers résultats évoquant des risques sanitaires a livré depuis sans équivoque ses conclusions sur les dangers avérés.
Son témoignage : France 2 (Documentaire) - 'U.S.A : Portables en accusation, Le combat d'un scientifique contre l'industrie du mobile'

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Voir également :

- L'intervention du Pr Madeleine Bastide au Colloque organisé et présidé
par le groupe d'études santé-environnement de l'Assemblée nationale
le 19/06/200 intitulé : Téléphones portables, un danger pour la santé ?

- Expériences sur embryons de poulets et de rongeurs - (1998-2006)

- Le témoignage de personnes habitants à 50 m d'un relais de téléphonie mobile en milieu rural (dans la Creuse) et dont les éclosions des poussins ont considérablement diminué : reportage d'Arte de 2002 ('Peur sur les Toits') (l'extrait commence à 1:05)


interview_dr_george_carlos_pour_etude_wtr.mp3 interview_dr_george_carlos_pour_etude_wtr.mp3  (1.72 MB)
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Le Pack Robin

Dernière mise à jour : 23/09/2008

Résumé des informations réelles sur la toxicité des technologies sans fil (GSM, UMTS, Wimax, Wifi, Bluetooth, sans fil Dect ...)

pack_robin_20080923.zip Pack_Robin_20080923.zip  (1.1 MB)


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