Pour Etienne Cendrier, qui prédit un scandale à hauteur de celui de l'amiante, choisir un titre à la forme interrogative relève de la précaution oratoire. “Je voulais éviter de faire fuir les sceptiques”, souligne-t-il. Il a conçu son livre comme “un court manuel, niveau troisième” qui expose les risques mais prodigue aussi des conseils aux utilisateurs toujours plus accros.
Si les Robins des Toits, environ 800 militants, incitent les citoyens à organiser des “sit in” pour empêcher la pose d'antennes relais, ils ne vont pas les faucher sur les toits. Etienne Cendrier ne prône pas le retour à une civilisation sans portable, même s'il n'en a pas lui même. Il réclame l'application d'un principe de précaution strict.
Des normes laxistes
La technologie mobile pourrait être inoffensive, affirme l'auteur, si l'on appliquait les normes de sécurité recommandées par les scientifiques qu'il qualifie d'indépendants. Pour être sans danger pour la santé, le taux d'émissions d'ondes des antennes doit être limité 0,6 volt par mètre pour les téléphones et un volt par mètre pour le WIFI.
Ces normes sont largement plus contraignantes que celles aujourd'hui en vigueur en France : entre 41 volts par mètre pour la première génération de portable et 61 volts par mètre pour la 3G. Elles suivent une recommandation du Conseil de l'Union européenne émise le 12 juillet 1999.
Pourquoi ne réduit-on pas les taux d'émissions ? Il faudrait démultiplier le nombre d'antennes relais, ce qui coûterait plus cher aux opérateurs. (Voir la vidéo)