I - INTRODUCTION.
Pour permettre aux millions de téléphones mobiles
cellulaires de fonctionner correctement, des milliers de stations relais de
téléphonie mobile ont été implantées en Europe et dans le monde entier. Dans
la technologie digitale actuellement prépondérante sur le marché, des hyperfréquences
(ou micro-ondes) pulsées en extrêmement basses fréquences sont utilisées.
Ces hyperfréquences ont une fréquence de 900 MégaHertz (MHz) pour le système
GSM (Global System for Mobil Communication) et une fréquence de 1800 MHz pour
le système DCS (Digital Cellular System) (1).
Notons ici que ces 2 fréquences sont très proches de celle du four domestique
à micro-ondes qui fonctionne en 2450 MHz.
NB.
: Le texte qui suit n'a pas la prétention d'être exhaustif en ce qui concerne
les nombreux travaux scientifiques qui rapportent l'existence d'effets biologiques
liés à l'exposition aux micro-ondes.
Il n'aborde pas non plus le problème des effets
biologiques des extrêmement basses fréquences qui sont présentes dans le signal
de la téléphonie mobile.
Alors que pour les utilisateurs de téléphones
mobiles cellulaires l'exposition est en « champ proche », pour les populations
riveraines de stations relais cette exposition est en « champ lointain » (2).
Lors de l'exposition en « champ lointain », différents
facteurs sont susceptibles de modifier le niveau d'exposition des populations
riveraines et en particulier :
La distance de la source émettrice : à quelques
mètres d'une station relais, on peut mesurer des densités de puissance hyperfréquences
de plusieurs dizaines de microWatts par centimètre carré (µW/cm2) et de 10
µW/cm2 (6,1 Volts par mètre - V/m) à 50 mètres (3).
Le fait d'être ou non placé dans le lobe principal
d'hyperfréquences situé en avant des antennes émettrices : ce lobe principal
véhicule une énergie électromagnétique supérieure à celle des lobes secondaires
présents en particulier sur le côté et l'arrière des antennes.
La présence de « réémetteurs passifs » constitués
de structures métalliques (volets de fenêtres, portes de garages, rampes d'escaliers,
...) susceptibles d'amplifier les hyperfréquences (4).
Les fluctuations dans les puissances émises par
les stations relais en fonction du nombre de communications téléphoniques
traitées par celles-ci.
La présence d'autres sources électromagnétiques
dans l'environnement (lignes électriques, transformateurs électriques, appareils
électroménagers, ...) qui peuvent interférer avec les hyperfréquences des
stations relais (5).
Une mesure ponctuelle des champs électromagnétiques
dans l'environnement des stations relais paraît alors insuffisante pour connaître
avec certitude le niveau de l'exposition chronique des riverains aux hyperfréquences
et cela d'autant plus que le nombre d'antennes présentes sur un site varie
au cours du temps, selon les besoins des différents opérateurs.
II - POURQUOI FAUT-IL APPLIQUER
LE PRINCIPE DE PRECAUTION A L'ENCONTRE DES STATIONS RELAIS.
Plusieurs arguments peuvent être avancés et sont
développés ci-après :
- - Les effets des micro-ondes sont connus et
référencés depuis plus de 40 ans.
- - L'exposition à un téléphone mobile cellulaire
génère des effets biologiques.
- - Des effets biologiques sont rapportés chez
les riverains de stations relais et d'émetteurs de radiotélévision.
- - Certains pays ont déjà adopté pour leur population
des limites d'exposition inférieures à celles actuellement admises.
- - La sensibilité aux hyperfréquences n'est
pas la même pour tous.
1- Les effets des micro-ondes
sont connus et référencés depuis plus de 40 ans.
L'exposition chronique aux micro-ondes est responsable,
entre autres, de l'apparition du « syndrome des micro-ondes » et augmenterait
le risque cancérigène.
1.1) « Le syndrome des micro-ondes », également
appelé maladie des radiofréquences, a été décrit dès les années 1960 par des
chercheurs de pays de l'Est (6). Une publication
récente (7) précise que cette pathologie
est liée à l'exposition chronique à des hyperfréquences pulsées, semblables
à celles générées par la technologie des téléphones mobiles cellulaires.
- ELLE SE CARACTÉRISE PAR :
- Un syndrome asthénique (fatigabilité, irritabilité,
nausées, céphalées, anorexie, dépression).
- Un syndrome dystonique cardio-vasculaire (bradycardie,
tachycardie, hyper ou hypotension).
- Un syndrome diencéphalique (somnolence, insomnie,
difficultés de concentration).
- On lui associe également du dermographisme
(allergies cutanées, eczéma, psoriasis), des modifications de la formule
sanguine, des perturbations de l'électroencéphalogramme, de la reproduction,
l'atteinte d'organes des sens et des tumeurs.
1.2) Le risque cancérigène :
De 1953 à 1976 le personnel de l'Ambassade américaine
de Moscou a été soumis à une irradiation chronique par micro-ondes à une densité
de puissance moyenne de 1 à 2,4 µW/cm2 (1,9 à 3 V/m), avec des maxima de courtes
durées de 5 à 18 µW/cm2 (4,3 à 8,2 V/m) et avec des fréquences variant de
600 MHz à 9,5 GHz. Une étude de ce personnel met en évidence une augmentation
du risque de leucémies et de cancers de l'utérus (8).
Une étude auprès de 9.590 TRAVAILLEURS DES TÉLÉCOMMUNICATIONS
canadiennes souligne une augmentation significative du nombre de mélanomes
cutanés par rapport à la population générale (9).
Une enquête conduite dans l'armée américaine sur
880.000 PERSONNES EXPOSÉES À DES MICRO-ONDES rapporte une augmentation significative
du risque de tumeurs du cerveau (10).
Les effets de l'exposition chronique de militaires
polonais à des ondes ultra courtes associées à des micro-ondes (fréquences
de 150 à 3.500 MHz) sont étudiés depuis 20 ans sur 120.000 PERSONNES ENVIRON.
Les résultats obtenus montrent des augmentations
significatives du risque pour les cancers du sang, de l'œsophage, de l'estomac,
du colon, de la peau (mélanome) et du cerveau, pour une exposition micro-ondes
n'excédant pas 200 µW/cm2 (27,4 V/m) (11).
2- L'exposition à un téléphone
mobile cellulaire génère des effets biologiques.
2.1) Une enquête épidémiologique suédo-norvégienne
portant sur 11.000 utilisateurs de téléphones mobiles cellulaires met en évidence
une relation entre l'exposition (nombre et durée des appels téléphoniques)
et l'augmentation des plaintes telles que céphalées, fatigue, sensation de
chaleur sur l'oreille (12), ...
2.2) Une enquête française auprès d'utilisateurs
de téléphones mobiles cellulaires rapporte une augmentation significative
de la fréquence des plaintes exprimées lors de la communication telles que
picotements à l'oreille, sentiment d'inconfort, chaleur sur l'oreille. Ces
symptômes sont en relation avec la durée (> 2 min) et le nombre d'appels
par jour (> 2). Cette étude fait également apparaître une plus grande sensibilité
des femmes par rapport aux hommes pour ce qui est des perturbations du sommeil.
La sensation de chaleur sur l'oreille représente, pour les auteurs, un signal
d'alerte qui doit inciter à l'arrêt de la communication en cours (13-14-15).
2.3) D'autres effets significatifs ont été observés
lors d'expériences conduites sur des volontaires humains et en particulier
:
- - Des perturbations de l'activité électrique
cérébrale (16).
- - Des modifications du sommeil (17).
- - Des effets sur la pression artérielle (18).
- - Une augmentation des céphalées (19),
...
2.4) Risques de cancer.
Chez l'animal : Une augmentation significative
du risque de lymphome faisant suite à l'exposition à un signal de type GSM
a été observée chez la souris (20).
Chez l'homme : Différentes publications ne trouvent
pas d'association entre l'usage d'un téléphone mobile et le risque de tumeurs
cérébrales (21-22-23).
Au contraire, une étude met en évidence une augmentation
significative du risque de tumeur cérébrale lié à l'usage d'un portable (Risque
relatif = 2,6 - Intervalle de confiance = 1,02 - 6,71) (24).
En ce qui concerne l'œil, une étude fait apparaître
une augmentation significative (Risque relatif = 4,2 - Intervalle de confiance
= 1,2 - 14,5) du risque de mélanome de l'uvée en relation avec l'utilisation
« probable/certaine » d'un téléphone mobile cellulaire (25).
N.B. L'utilisation de plus en plus fréquente du
téléphone portable pour la lecture de messages et bientôt pour visionner des
films, risque d'entraîner chez les utilisateurs, des problèmes oculaires en
relation avec les effets cataractogènes des micro-ondes.
2.5) Rapport COMOBIO (Communications Mobiles
et Biologie : Programme financé par les MINISTÈRES DE LA RECHERCHE ET DE L'INDUSTRIE).
Chez le rat exposé aux ondes électromagnétiques
de type GSM générées par un téléphone mobile, le rapport COMOBIO (site Internet
: http://www-sig.enst.fr/comobio
) souligne :
Des perturbations de la barrière hémato-encéphalique
(perméabilisation des vaisseaux sanguins intracrâniens) qui pourraient être,
selon les auteurs, à l'origine de processus inflammatoires localisés responsables
du développement de crises de migraines chez les personnes prédisposées.
Une augmentation du nombre d'astrocytes (cellules
du cerveau) traduisant une INFLAMMATION qui pourrait être le signe, selon
les auteurs, d'une souffrance des neurones.
Des modifications de la quantité et (ou) de l'affinité
pour leurs récepteurs de neurotransmetteurs essentiels du cerveau (GABA, Dopamine,
Glutamate).
N.B. : Les résultats de l'étude COMOBIO confirment
les effets connus des micro-ondes sur la barrière hémato-encéphalique, les
neurotransmetteurs et les récepteurs cérébraux chez différentes espèces animales
(1).
Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur
du cerveau. Sa diminution est à l'origine de maladies comme L'ÉPILEPSIE.
Il est impliqué également dans des maladies neurologiques telles que les maladies
de Parkinson et de Huntington.
Les variations de la concentration en Dopamine
du cerveau sont responsables de pathologies telles que la maladie de Parkinson
et la schizophrénie, ...
Le Glutamate est le principal neurotransmetteur
excitateur du cerveau. Son augmentation peut conduire à des modifications
du comportement (irritabilité, agressivité, ...). Il est également mis en
cause dans des maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson.
3 - Des effets biologiques sont
rapportés chez les riverains de stations relais et d'émetteurs de radiotélévision.
3.1) Riverains de stations relais.
Selon un rapport gouvernemental australien (26),
des personnes exposées dans leur logement à 200 mètres d'une station relais
se plaignent de symptômes qui rappellent ceux décrits dans la maladie des
radiofréquences : fatigue chronique, allergies multiples, perturbations du
sommeil, ménopause prématurée.
La seule étude qui existe actuellement est française
et porte sur 530 riverains de stations relais (27-28).
Elle met en évidence par rapport au groupe référent (personnes situées à >
300 m ou non exposées), une augmentation significative de la fréquence de
certaines plaintes jusqu'à une distance pouvant atteindre :
- - 100 m pour l'irritabilité, la tendance dépressive,
la perte de mémoire, les difficultés de concentration, les vertiges.
- - 200 m pour les maux de tête, les perturbations
du sommeil, le sentiment d'inconfort, les problèmes cutanés.
- - 300 m pour la fatigue.
Cette étude souligne également une plus grande
sensibilité des femmes par rapport aux hommes pour 7 des 17 symptômes étudiés
: maux de tête, nausées, perte d'appétit, perturbations du sommeil, tendance
dépressive, sentiment d'inconfort et perturbations visuelles.
3.2) Riverains d'émetteurs de radiotélévision.
Les émetteurs de radiotélévision génèrent des
ondes électromagnétiques essentiellement ultra courtes (VHF) et (ou) des hyperfréquences.
Des études qui portent sur ces types d'émetteurs, mettent en évidence des
effets biologiques à des densités de puissance faibles à très faibles :
Chez la souris, après 5 gestations successives,
l'exposition à un émetteur d'ondes ultra courtes (80 MHz) et d'hyperfréquences
(900 MHz) et à une densité de puissance de 168 à 1.053 nanoWatts par centimètre
carré (nW/cm2 - 0,8 à 1,98 V/m) entraîne une baisse de la fertilité et une
atteinte de l'état physiologique
général (29).
Chez des adultes exposés dans un rayon de 2 km
à un émetteur de radio (30 MHz) - télévision (1 GHz) à des densités de puissance
de 1,3 µW/cm2 (2,2 V/m) pour la télévision et 5,7 µW/cm2 (4,6 V/m) pour la
radio, il est observé une augmentation significative du risque de leucémies
et de cancers de la vessie (30).
Chez des enfants exposés à des ondes ultra courtes
(63 à 215 MHz) de relais de télévision, à des densités de puissance de 0,02
à 8 µW/cm2 (0,07 à 5,4 V/m), il est rapporté une augmentation significative
des cas de leucémies et du nombre de décès par leucémie dans un rayon de 12
km (31).
Chez l'enfant exposé à des ondes ultra courtes
(154 à 162 MHz) pulsées à 24,4 Hertz, générées par un émetteur radio à des
densités de puissance de 0,3 à 16,4 µW/cm2 (1,06 à 7,8 V/m), il est mis en
évidence par rapport aux enfants non exposés ou vivant derrière l'émetteur
:
- - Une baisse de la mémoire et de l'attention.
- - Une baisse des performances musculaires.
- - Une diminution des réflexes (32).
Une étude conduite autour d'un émetteur de radio
à Rome, fait apparaître chez les riverains, une augmentation significative
de la mortalité par leucémie dans un rayon de 3,5 km (Risque relatif = 2,5
- Intervalle de confiance = 1,07 - 4,83) et une diminution significative du
risque avec l'éloignement de l'émetteur (33).
4 - Certains pays ont déjà adopté
pour leur population des limites d'exposition inférieures à celles actuellement
admises.
L'Italie dans un décret de 1998 a adopté un seuil
d'exposition de 10 µW/cm2 (6,1 V/m) au lieu de 450 et 900 µW/cm2 (41 et 58
V/m) actuellement tolérés par les instances européennes pour les fréquences
de 900 et 1800 MHz respectivement (34).
Le Grand Duché de Luxembourg a adopté en décembre 2000 un seuil d'exposition
de 3 V/m (35). En Autriche, la Résolution
de Salzbourg recommande 0,6 V/m (36).
N.B. : Des Maires de communes françaises ont pris
des arrêtés qui interdisent l'implantation de stations relais de téléphonies
mobiles à moins de 300 m des habitations.
En Belgique, le Conseil d'Etat dans un jugement
du 6 mars 2000 a interdit l'implantation d'une antenne de station relais en
application du principe de précaution et en faisant mention de suspecter raisonnablement
un risque pour la santé des riverains.
5 - La sensibilité aux hyperfréquences
n'est pas la même pour tous.
Dans un rapport de 1995, l'Institut National de
Recherche et de Sécurité (INRS) conclut suite à une étude épidémiologique
réalisée au sein de l'armée de l'air française et dont 30 % des personnels
présentaient un syndrome neurovégétatif non spécifique et 10 % des signes
cliniques authentifiés : « Il existe indiscutablement une sensibilité individuelle
à l'action des radiofréquences.
Soumises à une même exposition, certaines personnes
peuvent présenter des troubles cliniques, d'autres non » (37).
Selon l'International Radiation Protection Association
(IRPA), cette sensibilité individuelle aux radiofréquences serait d'ordre
génétique (4).
Des résultats récents soulignent, par rapport
aux hommes, une plus grande sensibilité des femmes aux ondes électromagnétiques
générées par un portable (14-15) ou par
une station relais de téléphonie mobile (28).
Il apparaît également que les enfants sont plus vulnérables que les adultes,
du fait de leur système nerveux en développement et d'une absorption plus
intense de l'énergie électromagnétique par leurs tissus (2).
III - CONCLUSION.
Au regard de ce qui précède, il convient dès à
présent d'appliquer le principe de précaution à l'encontre des stations relais
de téléphonie mobile. Des mesures sont à mettre en œuvre rapidement afin de
protéger les populations riveraines.
C'est ainsi qu'on évitera d'implanter des stations
relais à moins de 300 mètres des lieux habités. On fera en sorte, par une
orientation judicieuse des antennes, que le lobe principal d'hyperfréquences
ne soit pas dirigé sur des lieux (crèches, écoles, hôpitaux, centres de gériatrie,
...) où vivent des personnes susceptibles d'être plus sensibles aux nuisances
électromagnétiques.
Cette mesure d'évitement prudent doit également
s'appliquer à l'ensemble des résidences touchées par le faisceau micro-ondes,
certains de leurs occupants pouvant être « électrosensibles ».
Des mesures régulières des densités de puissance
hyperfréquences doivent être faites à différents moments de la journée et
à diverses époques de l'année. Dans l'environnement des stations relais, les
riverains ne devraient pas être exposés à une densité de puissance moyenne
annuelle supérieure à 0,1 µW/cm2 (0,61 V/m).
Les zones où l'exposition des riverains aux hyperfréquences
dépasserait cette valeur, devraient être signalées (marquage au sol, panneaux
de signalisation, ...) (1).
Un suivi médical des travailleurs assurant la
maintenance des stations relais (analyses sanguines, contrôles EEG et ECG)
est impératif, aucune intervention ne devant se faire sur site non désactivé.
Pour les autres catégories de travailleurs ayant à intervenir à proximité
de stations relais (maintenance des ascenseurs, de la ventilation, ...), il
convient d'afficher de façon visible une information sur les risques biologiques
et les distances de sécurité à respecter par rapport à la station relais.
De nouvelles fréquences micro-ondes commencent
à se développer pour les téléphones mobiles. Certaines, très proches de la
fréquence du four domestique à micro-ondes (système UMTS, dans la gamme des
2 à 3 GHz), vont contribuer, avec la mise en place de nouveaux réseaux de
télécommunication (boucles locales de radios, ponts hertziens, ...), à accroître
l'exposition des populations aux radiations non ionisantes.
IV - BIBLIOGRAPHIE.
- (1)
SANTINI R. Téléphones cellulaires. Danger ? Editions Marco Pietteur. 1998.
208 pages.
- (2)
SANTINI R. Les téléphones cellulaires et leurs stations relais : risques
pour la santé ? La Presse Médicale. 1999. 28 : 1884-1886.
- (3)
PETERSEN R.C., TESTAGROSA P.A. Radio-frequency electromagnetic fields associated
with cellular radio cell-site antennas. Bioelectromagnetics. 1992. 13 :
527-542.
- (4)
IRPA. Guidelines on limits of exposure to radiofrequency electromagnetic
fields in the frequency range from 100 KHz to 300 GHz. Health Physics. 1988.
54 : 115-123.
- (5)
LITOVITZ T.A., PENAFIELD L.M., FARREL J.M. et coll. Bioeffects induced by
exposure to microwave are mitigated
(6) by superposition
of ELF noise. Bioelectromagnetics. 1997. 18 : 422-430.
- (7)
GORDON Z.V. Biological effect of microwaves in occupational. Hygiene. 1966.
Translated from Russian. NASA. TFF 633. 1970.
- (8)
JOHNSON LIAKOURIS G. Radiofrequency (RF) sickness in the Lillienfeld study.
An effect of modulated microwaves ? Arch. Environm. Health. 1998. 53 : 236-238.
- (9)
GOLDSMITH J.R. Epidemiological evidence of radiofrequency radiation (microwave)
effects on health in military broad-casting and occupational studies. Int
J. Environmental Health. 1995. 1 : 47-57.
- (10)
DE-GUIRRE L., THERIAULT G., ITURRA H., PROVENCHER S., CYR D., CASE B.W.
Increased incidence of malignant melanoma of the skin in workers in a telecommunication
industry. British J. of Industrial Medicine. 1988. 45 : 824-828.
- (11)
GRAYSON J.K. Radiation exposure, socioeconomic status and brain tumor risk
in the U.S. Air Force : A nested case-control study. Am. J. Epidemiol. 1996.
143 : 480-486.
- (12)
SZMIGIELSKI S. Cancer morbidity in subjects occupationally exposed to high
frequency (radiofrequency and microwave) electromagnetic radiation. Sci.
Total Environ. 1996. 180 : 9-17.
- (13)
SANDSTRÖM M., WILEN J., OFTEDAL G., MILD K.H. Mobile phone use and subjective
symptoms experienced by users of analogue and digital mobile phone. Occup.
Med. 2001. 51 : 25-35.
- (14)
SANTINI R., SEIGNE M., BONHOMME-FAIVRE L., BOUFFET S., DEFRANE E., SAGE
M. Symptômes rapportés par des utilisateurs de téléphones mobiles. La Presse
Médicale. 2000. 29 : 2097.
- (15)
SANTINI R., SEIGNE M., BONHOMME-FAIVRE L., BOUFFET S., DEFRANE E., SAGE
M. Symptômes rapportés par des utilisateurs de téléphones mobiles cellulaires.
Pathologie Biologie. 2001 (Sous presse).
- (16)
SANTINI R., SEIGNE M., BONHOMME-FAIVRE L., BOUFFET S., DEFRANE E., SAGE
M. Symptoms experienced by users of digital cellular phones : A study of
a French engineering school. Electro and Magnetobiology. 2001. (Sous presse).
- (17)
FREUDE G., ULLSPERGER P., EGGERT S., RUPPE I. Effects of microwaves emitted
by cellular phones on human slow brain potentials. Bioelectromagnetics.
1998. 19 : 384-387.
- (18)
MANN K., ROSCHKE J. Effects of pulsed high-frequency electromagnetic fields
on human sleep. NEUROPSYCHOBIOLOGY. 1996. 33 : 41-47.
- (19)
BRAUNE S., WROCKLAGE C., RACZEK J., GAILUS T., LUCKING Ch. Resting blood
pressure increase during exposure to a radio-frequency electromagnetic field.
THE LANCET. 1998. 357 : 1857-1858.
- (20)
CHIA S.E., CHIA H.P., THAN J.S. Prevalence of headach among handheld cellular
telephone users in Singapore : A community study. Environ. Health Perspect.
2000. 108 : 1059-1062.
- (21)
REPACHOLI M.H., BASTEN A., GEBAKI V., NOONAN D., FIMNIE J., HARRIS A. Lymphoma
in Eµ-PM1 transgenic mice exposed to pulsed 900 MHz electromagnetic fields.
Radiat. Res. 1997. 147 : 631-640.
- (22)
INSKIP P.D., TARONE E.R, HATCH E.E., WILCOSKY T.C. et coll. Cellular-telephone
and brain tumors. N. Engl. J. Med. 2001. 344 : 79-86.
- (23)
MUSCAT J.E., MALKIN M.G., THOMPSON S., SHORE R.E. et coll. Handheld cellular
telephone use and risk of brain cancer. JAMA. 2000. 284 : 3001-3007.
- (24)
MORGAN R.W., KELSH M.A., ZHAO K., EXUZIDES K.A. Radiofrequency exposure
and mortality from cancer of the brain and lymphatic/hematopoetic systems.
EPIDEMIOLOGY. 2000. 11 : 118-127.
- (25)
HARDELL L., MILD H.K., PAHLSON A., HALLQUIST A. Ionizing radiation, cellular
telephones and the risk for brain tumors. European Journal of Cancer Prevention.
2001. 10 : 523-529.
- (26)
STANG A., ANASTASSIOU G., AHRENS W., BROMEN K., BORNFELD N. et coll. The
possible role of radiofrequency radiation in the development of uveal melanoma.
Epidemiology. 2001. 12 : 7-12.
- « Mobiles phones and their transmitter bases
stations. The evidence for health hazards ». A local Government and Community
Ressources Documents. EMFacts Information Service. 1996. 240 pages.
- (27)
SANTINI R., SANTINI P., SEIGNE M., DANZE J.M. Symptômes exprimés par des
riverains de stations relais de téléphonie mobile. La Presse Médicale. 2001.
30 : 1594.
- (28)
SANTINI R., SANTINI P., DANZE J.M., LE RUZ P., SEIGNE M. Enquête sur la
santé de riverains de stations relais de téléphonie mobile. I : Incidences
de la distance et du sexe. Pathol. Biol. 2001. (Sous presse).
- (29)
MAGRAS I.N., XENOS Th.D. RF radiation-induced changes in the prenatal development
of mice. Bioelectromagnetics. 1997. 18 : 455-461.
- (30)
DOLK. H., SHADDICK G., WALLS P., GRUNDY Ch. et coll. Cancer incidence near
radio and television transmitters in Great Britain. I - Sutton Coldfield
transmitter. Am. J. Epidemiol. 1997. 145: 1-9.
- (31)
HOCKING B., GORDON I., GRAIN H., HATFIELD G. Cancer incidence and mortality
and proximity to TV towers. MJA. 1996. 165 : 601-605.
- (32)
KOLODYNSKI A.A., KOLDYNSKA V.V. Motor and psychological functions of school
children living in the area of the Skunda Radio Location Station in Latvia.
The Science of the Total Environment. 1996. 180 : 87-93.
- (33)
MICHELOZZI P., ANCONA C., FUSCO D., FORASTIERE F., PERUCCI C.A. Risk of
leukemia and residence near a radio transmitter in Italy. EPIDEMIOLOGY.
1998. 9 : S 111.
- (34)
SANTINI R., DANZE J.M., SEIGNE M., LOUPPE B. Guide pratique européen des
pollutions électromagnétiques de l'environnement. Editions Marco Pietteur.
2000. 238 pages.
- (35)
Grand Duché de Luxembourg - Ministre de l'environnement du travail et de
l'emploi - Texte du 19 décembre 2000.
- (36)
Salzburg Resolution on Mobil Telecommunication Base Stations - International
conference on cell Tower Siting Linking Sciences and Public Health. Salzburg
- Austria. June 7-8. 2000.
- (37)
INRS. Champs électriques, champs magnétiques, ondes électromagnétiques.
Guide à l'usage du médecin de travail et de prévention. Edition INRS. ED.
785. 1995. 134 pages.