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« Il faut des concessions de part et d’autre »
RICHARD FORGET, avocat de l’association Robin des toits
Avocat au barreau de Paris, Richard Forget est un spécialiste de la téléphonie mobile. Il a écrit « le Dossier noir du portable » (Pharos).
Quels sont les objectifs de ces nouvelles plaintes contre les opérateurs de téléphonie mobile ?
Richard Forget. Au-delà d’exiger, par l’intermédiaire de décision de justice, le démontage des antennes incriminées ou d’empêcher leur installation par principe de précaution, c’est une manière efficace de poser les vrais problèmes sur la table.
Cela n’est-il pas le but du Grenelle de la téléphonie prochainement organisé ?
Le gouvernement fait surtout une belle démonstration d’inertie et, pire, affiche sa volonté délibérée de ne pas appliquer le principe de précaution. Quelques jours après l’arrêt de la cour d’appel de Versailles, qui a ordonné le démontage d’une antenne à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon, les pouvoirs publics se sont empressés d’annoncer la tenue de ce Grenelle. Mais comment discuter si, dans le même temps, le gouvernement pose déjà comme fait acquis que les antennes-relais ne sont pas dangereuses pour la santé ? Je suis scandalisé d’entendre François Fillon affirmer ceci avec autant de certitude, et Nathalie Kosciusko-Morizet estimer que ce débat n’a pas sa place devant les tribunaux.
Que proposez-vous pour en finir avec les débats d’experts sur le danger de l’impact des ondes ?
Il faut impérativement obtenir l’abaissement du taux d’exposition maximale aux rayonnements à 0,6 volt par mètre, comme cela est déjà fait dans certaines villes en Europe. Cela implique des concessions de part et d’autre. Dont l’installation de plus d’antennes, mais à plus faible rayonnement, ce qui implique évidemment un coût économique pour les opérateurs.
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Source :
http://www.leparisien.fr/societe/il-faut-des-concessions-de-part-et-d-autre-30-03-2009-459476.php
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Ils ferment les volets pour se protéger des ondes
Cheminée, moulures, balcon filant avec vue imprenable sur l’église Saint-Sulpice et le Panthéon… A 48 ans, Pauline Jalil vit avec son compagnon Donald et leur fils Edward dans un appartement magnifique situé au 6e étage d’un immeuble du VIe arrondissement parisien, qu’elle a acheté en 1994. Las, cette famille affirme souffrir mille maux depuis qu’en 1999, deux opérateurs de téléphonie mobile ont installé cinq antennes-relais près de chez eux : trois à moins de dix mètres des fenêtres de la cuisine et des chambres, deux sur leur toit.
« Les troubles se sont manifestés graduellement au fur et à mesure que la puissance des antennes-relais augmentait », constate Donald, qui se plaint d’insomnies. C’est leur fils de 9 ans qui ressent les symptômes les plus aigus. « Il se lève avec des maux de tête. Il saigne fréquemment du nez. Il a très souvent de l’eczéma sur le bras. Il est constamment fatigué. Il dort très mal. Or, quand nous quittons l’appartement pour aller en Normandie ou ailleurs, il n’a plus mal à la tête et tous ces soucis disparaissent », témoigne Pauline, dont la plainte doit être transmise aujourd’hui aux opérateurs par son avocat, Me Forget. Chemise blanche et longs cheveux bruns, cette quadra raconte : « Moi qui n’avais jamais pris d’aspirine, je souffre de migraines et je ressens comme des pulsations sous les paupières, notamment quand je suis dans la cuisine. »
Un appartement dévalué
Pour préserver son fils qui dormait naguère dans une pièce dont la fenêtre donne sur les antennes, Pauline a installé le lit d’Edward dans un coin du séjour. Quant aux parents, ils n’ouvrent plus les volets de leur chambre, afin de limiter les effets des ondes. « Nous vivons barricadés derrière nos volets en plein jour, alors qu’on jouit d’une des plus belles vues sur Paris », regrette cette mère de famille, qui demande aux opérateurs de « retirer leurs antennes au nom de la santé publique ». Décidée à mener son combat jusqu’au bout, même si « les autres copropriétaires font l’autruche », Pauline, qui ne possède pas de téléphone portable, n’a pas l’intention de déménager : si elle le mettait en vente, son appartement, d’après un expert immobilier, subirait une décote de 30 %, du fait de la présence très visible des antennes. « Ce n’est pas moi qui dois partir, conclut-elle, mais ces épouvantails plantés devant mes fenêtres ! »
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Source :
http://www.leparisien.fr/societe/ils-ferment-les-volets-pour-se-proteger-des-ondes-30-03-2009-459475.php
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Voir également :
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6 propositions de Robin des Toits pour rendre compatible la téléphonie mobile avec la Santé - 20/10/2008