Danger téléphone portable et antenne relais, danger wifi pour la santé, dangers téléphone sans-fil DECT (cancer du cerveau...)
ADHESIONS et DONS
en ligne ou par courrier

Mises en cause de l'expertise officielle sur les dangers de la téléphonie mobile

PETITIONS A SIGNER

Soutenez les pétitions contre les antennes-relais.

Pétition pour des lieux de Vie sans ondes.


Récapitulatif du danger
de la téléphonie mobile et du Wi-fi

Comment désactiver le wifi ?

Comment désactiver le Wifi (Wi-Fi) chez soi :

Par défaut, la plupart des "box" ADSL ont l'option wifi activée, source permanente (*) d'émission "type téléphonie mobile" dont la toxicité a été prouvée scientifiquement. (**)

Celui-ci est toxique non seulement pour votre bébé, pour vous et pour votre entourage, y compris vos voisins !

Voici comment désactiver le Wifi pour s'en protéger et ne plus en faire "profiter" ses voisins !

(*) Un Wifi non-désactivé émet en permanence, que l'ordinateur soit allumé/connecté ou pas.
(**) Les ondes du wifi sont des hyperfréquences (micro-ondes) pulsées en extrêmement basses fréquences (ELF) du type téléphonie mobile dont la nocivité a été démontrée notamment par le rapport scientifique Bioinitiative.


Les preuves du danger pour la santé du portable, Wi-fi, Bluetooth, DECT...


Top 5 requêtes

 1. Danger portable (cancer cerveau)

 2. Danger Wi-fi bébé et foetus / Babyphone ondes danger

 3. Danger portable dans la poche

 4. Danger portable enfant

 5. Portable santé

Une Commune bannit l'ordiphone de l'espace public

le 06/04/2024



Une Commune bannit l'ordiphone de l'espace public
Le maire d’une commune de Seine-et-Marne a organisé début février une consultation locale pour proposer à ses administrés de réglementer l’usage de l’ordiphone dans l’espace public.

Vincent Paul-Petit est non seulement le maire (LR) de Seine-Port, une commune de 2000 habitant·es en Seine-et-Marne, mais il est aussi grand-père. Et c’est d’abord en tant que tel qu’il a constaté, comme nombre de grands-parents, à quel point les relations avec ses petits-enfants étaient perturbées par les écrans. L’élu a ensuite pris le relais du papi, car le problème dépassait largement sa sphère familiale. «Des parents, des grands-parents, des enseignants me faisaient part d’histoires douloureuses à ce sujet.» Pour le maire, il s’agit bien d’une question politique. Car aujourd’hui, les professionnels de santé et de l’enfance s’accordent sur les effets néfastes qu’ont les écrans sur la santé mentale et physique des plus jeunes, ainsi que sur le développement de leurs capacités cognitives. En juin 2023, lors de la fête des écoles, l’édile a donc annoncé, de façon volontairement provocatrice, qu’il comptait tout bonnement interdire l’utilisation de l’ordiphone dans l’espace public. «Ça m’a laissé l’été pour savoir comment j’allais m’en sortir…»

Lutte contre l’envahissement des écrans
Ses réflexions aboutirent à un plan en trois étapes. Premièrement, la municipalité a organisé une conférence, peu après la rentrée, donnée par Anne-Lise Ducanda, médecin en PMI (protection maternelle et infantile) et co-créatrice du Collectif surexposition écran (Cose). L’occasion de rappeler aux habitant·es, par exemple, qu’en l’espace de huit ans, le nombre d’enfants âgés de 2 à 11 ans souffrant de troubles cognitifs et intellectuels a progressé de 24 %. Que le nombre de ceux qui sont atteints de troubles du psychisme a augmenté de 54 %. Que ceux qui présentent des troubles du langage sont 94 % plus nombreux. Deuxième étape : un groupe de volontaires (élus, (grands-)parents, professionnels de l’enfance) s’est constitué pour rédiger une Charte communale du bon usage des écrans, visant à la «lutte contre l’envahissement des écrans qui abîment la santé de nos enfants et qui détruisent progressivement notre vie familiale, sociale et même nos fondements démocratiques». Les mesures prescrites par cette charte vont de l’interdiction de l’usage de l’ordiphone dans l’espace public (lire encadré) à l’engagement de limiter le temps d’écran des enfants – notamment en respectant la « règle des 4 pas »proposée par la pédopsychiatre Sabine Duflo, elle aussi membre du collectif Cose : pas d’écran dans la chambre, pas le matin, pas avant de se coucher, pas pendant les repas*.

Une charte approuvée par referendum
Troisième étape : la mise aux voix de cette charte. Un référendum local a été organisé le 3 février. 20 % de la population y a participé (à titre de comparaison, la consultation parisienne pour le triplement des tarifs de stationnement des SUV dans la capitale n’a attiré que 5 % des Parisien·nes) et c’est le « oui » qui l’a emporté, avec 54 % des voix ! Seine-Port est donc devenue la première commune française à se déclarer «commune sans smartphone» ! Quelles sanctions risquent les contrevenants ? Aucune. «Je n’ai pas le pouvoir de mettre en place des sanctions, explique l’édile. Et même si je l’avais eu, je ne l’aurais pas utilisé, car je crois à des règles qui s’appliquent à tout le monde et qui sont respectées parce qu’on les a choisies collectivement.» L’absence de sanction ne signifie pas, donc, que la charte est uniquement symbolique et qu’elle n’aura pas d’effet. «Je fais par exemple le pari qu’à l’avenir, les parents qui sortiront leur smartphone devant l’école seront un peu mal à l’aise et que les choses vont se réguler ainsi.» Une parole officielle, telle que celle du maire de la commune, peut aussi légitimer le discours de parents qui tentent de limiter le temps d’écran de leurs enfants. Pour Vincent Paul-Petit, «il ne fautpas laisser les parents et les enseignants seuls face à cette déferlante numérique». Seine-Port sera-t- elle imitée par d’autres collectivités? «J’ai l’impression d’avoir allumé une mèche, et que tout le monde attend un peu de voir ce que ça va donner…»

Article écrit par Nicolas Bérard et publié par l'Age de Faire le 06/03/2024

* Elle vient de publier une édition revue, corrigée et augmentée de son livre Il ne décroche pas des écrans ! Comment protéger nos enfants et nos adolescents, éd. L’échappée, 310 p., 14 €.

À LA RESCOUSSE DU LIEN SOCIAL
La charte de la commune de Seine-Port proscrit l’utilisation de l’ordiphone dans l’espace public, notamment devant les écoles et dans les commerces. Ces lieux n’ont évidemment pas été choisis au hasard. Les écolier·es doivent se sentir accueillis et attendus par la personne venue les récupérer. Or, si l’adulte accorde alors une partie de son attention à son ordiphone, le lien ne s’établit pas convenablement avec l’enfant. Ce n’est pas la seule «technoférence» provoquée par l’ordiphone à ces endroits : «Les enfants sortent de l’école, ils se parlent entre eux, donc les parents se parlent aussi… Résultat, tous les jeunes parents disent qu’ils tissent des liens sociaux devant les écoles, explique le maire Vincent Paul-Petit. De même, dans nos petites villes et nos villages, c’est souvent dans les commerces qu’on croise des voisins, qu’on prend des nouvelles des uns et des autres.» Autant de liens qui ne se font pas si tout le monde est absorbé par son ordiphone. Or, «la solitude dans notre société, ce n’est pas un petit sujet, et elle se développe derrière un grand mur numérique». Cette solitude accrue concerne aussi les plus jeunes: contrairement à ce que suppose le nom qui leur a été donné, les «réseaux sociaux» isolent leurs utilisateurs. Les jeunes ne se sont jamais aussi peu vus, pour de vrai, «en présentiel», que depuis que ces réseaux existent, portés par les ordiphones. Ces appareils, le maire souhaite donc les «ringardiser». Pour cela, la commune offrira aux parents qui en font la demande et «en contrepartie d’un engagement à ne pas acheter de smartphone avant l’entrée au lycée», un téléphone portable à touches, à l’ancienne, sans internet. Christian Paul-Petit espère que ces jeunes garderont leurs téléphones à touches en intégrant le lycée et créeront ainsi un phénomène de mode. La desmartphonisation progresse !

Lu 701 fois

Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5

Télévision | Radio | Presse écrite | Internet | A l'international